Kaherk
Inscrit le : 22 Oct 2006 Messages : 4
| Sujet: Brian de Palma Mer 15 Nov - 1:08 | |
| A l'occasion du dossier De Palma de ce mois-ci, il est temps de réagir. Alors, de Palma, réalisateur kitsch et copieur (de Hitchcock entre autres) ou grand génie obsédé et baroque ?
Moi, je pencherais plutôt vers kitsch. J'aime bien certains de ses films, comme Blow Out ou Mission Impossible, mais je pense que De Palma est et restera toujours un geek kitsch, complètement fermé dans son monde de cinéma et de séries B. Mais je dis ça, j'ai pas encore vu Carrie ! |
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Gilles Deleuze
Inscrit le : 22 Oct 2006 Messages : 2
| Sujet: Re: Brian de Palma Jeu 16 Nov - 3:11 | |
| ça, c'était pour Noël. On a beau s'appeler Gilles Deleuze, on peut rigoler. Pour en revenir à De Palma, il faudrait redefinir "kitsch" voyez-vous. Si Jess Franco est "kitsch", est-ce que De Palma l'est ? On peut certainement apparenter l'esthétique des premiers De Palma aux Jess Franco les moins psychédéliques, il y a un certain "kitsch" chez De Palma mais élaboré, transformé, théorisé en pensée critique. "Phantom of the paradise" est une preuve parmis d'autre. Aujourd'hui, depuis "Mission : Impossible" tout le monde semble sortir de chez Milady ou Cartier, c'est trop luxueux pour être kitsch. C'est chaque image dans son cadre, par son cadre, qui doit être l'exposiotion d'une relation mentale, voyez-vous. Je le disait pour Hitchcock mais c'est aussi vrai pour De Palma. En gros, il vit avec son époque. Et on peut bien voir (en étant un peu trodu, quand même) une critique du cinéma bourgeois ou de l'académisme dans "Black Dahlia". Pour m'a part, je m'en tiens à l'avis de votre Deleuze en herbe, monsieur Dos Pitos, qui a fait une très juste critique du film. |
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Jansérien
Inscrit le : 16 Fév 2007 Messages : 3
| Sujet: De Palma: Recyclage et ironie Ven 16 Fév - 16:57 | |
| Depuis Body Double, qui tente de surpasser à la fois Sueurs Froides et Fenêtre sur cour en modérnisant les récits de Hitchcock (pour les rendre plus extrêmes: plus violents et plus sexy), De Palma prends ça place comme un réalisateur qui se trouve en dialogue avec l'histoire du cinéma. S'il reprend la fameuse scène de la poussette avec le bébé qui roule dans les grandes marches du Cuirassé Potemkine dans Les incorruptibles ce n'est pas par manque d'idées mais pour s'approprier d'un motif épique. Son remake de Scarface s'inscrit dans cette même logique: refaire du nouveau avec du classique (la volonté de pastiche est bien démontrée dans un des articles du dossier de Stardust)
Je dirai plutôt que De Palma est un grand joueur et parfois il gagne la partie, son esthétique de recyclage s'inscrit dans le mouvement post-moderne du cinéma (dont font partie entre autres David Lynch et Mark Romanek).
Pour ce qui est de Black Dahlia j'aurais préféré que Fincher fasse sa version de 3 heures en noir et blanc. |
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